30 septembre 2017

Les foulées Pecquencourtoises (59)

Dimanche matin, aprés la belle soirée des terrils, l'heure était venue de découvrir une toute nouvelle course dans la région, dans la ville de Pecquencourt, une ville surtout connue pour son gigantesque rassemblement de motards au début du printemps . Un 10 km , sous le soleil de cette fin septembre. 

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J'avoue que ce qui m'a motivée à m'inscrire à la course de cette petite ville c'est le fait qu'une partie des bénéfices soient reversés à la recherche contre la sclérose en plaques, étant moi même engagée pour une association (kissgoodbyetoms) et plus particulièrement la Team Milie. Il était possible de faire un don volontaire lors de l'inscription et dans tous les cas 1€ étaient reversés à l'association. Saluons l'initiative.
De ce pas, j'enfile mon tee shirt pour l'association KissgoodbyetoMS , et la cape magique, un peu le symbole de la Team Milie. C'est parfait, en plus les déguisements sont encouragés sur cette course! Chouette, j'ai hâte de la découvrir ! 

A mon grand regret, j'ai vite déchanté.

Commençons par le retrait des dossards... je n'ai jamais vu un tel bazar, une telle lenteur.  2 bénévoles débordées, pour servir une file interminable . Nous sommes arrivés 40 minutes avant la course... servi 30 minutes plus tard, à 10h05 , juste 10 minutes avant le départ annoncé. Autant dire qu'il ne nous a pas été possible de nous échauffer. 

Le sketche du retrait des dossards ne s'arrete pas là... j'apporte avec moi un certificat médical (pourtant uploadé lors de l'inscription) et qui m'était tout de même réclamé . Je donne mon nom, mon certificat, la personne m'indique le numéro de dossard... et me signale que je "n'ai pas le droit" au tee shirt de la course. Stupeur. 
C'est la première fois que j'entends cela... une inscription payée au prix fort 8€ ce qui est la moyenne d'un 10km qui offre au moins un souvenir aux participants. Ici non, les tee shirt "sont réservés aux premiers inscrits" et aux "gens de la mairie". A 10 minutes du départ il restait 3 cartons remplis de tee shirt dérrière eux. Gloups. D'après la bénévole cela était mentionné sur le bulletin de participation.
Sauf qu'en 2017, on connait la course grâce à la diffusion sur Facebook, et on fait ses inscriptions par internet ( via njuko.net ) . Et sur internet cela n'est mentionné nulle part. Objectivement, ce n'est pas très grave, je suis venue pour courir pour une belle cause ,pas pour un ènième tee shirt, mais cela laisse un petit gout d'amertume .

Le départ approche. Pas du tout le temps de partir s'échauffer dans la pagaille, et meme si l'organisation a prévu une danseuse pour l'échauffement collectif, à distance et au fond c'est compliqué d'y participer. Pourquoi? Parce que le départ est donné à 50m des marches de la salle des fêtes.. et nous sommes nombreux à piètienner sur les marches ...et à se piètienner. Impossible d'avancer davantage vers la ligne de départ, le trop plein de coureurs dans ce si petit espace de départ donne lieu à des bousculades et quelques brutalités masculines toujours bienvenues, et bien sur, sans excuses... hmmm un petit coup de coude dans les omoplates pour mieux se faufiller ... bref l'ambiance commencer à me peser. Il est temps de courir.  

Le départ est enfin donné... en retard de quelques minutes. La foule de coureurs se détend enfin, le public est présent le long du trottoir pour encourager les participants. Et ça c'est top ! Cependant, j'ai du mal à sourire, et à me mettre dans la course. Le mauvais accueil , la mauvaise ambiance de notre zone de départ, le manque d'organisation générale m'ont vraiment déplu, et je peine à apprécier la première partie du parcours....

La traversée du village est engageante... mais par la suite,  longer l'autoroute et visiter les zones industrielles totalement dépeuplées s'avère absolument inintéressant . Encore une fois, je compare cela au prix de la course, et je trouve que le rapport qualité/prix n'y est pas du tout .  Pas une âme à l'horizon pendant de longs kilomètres... seuls un ou deux moteurs ronronnant de motos et les gazs d'échappement qui vont avec... un plaisir indescriptible ! Car oui les motards se sont permis de rouler dans la course pédestre, la sécurité n'était vraiment pas de mise sur le parcours. C'est long, c'est long, c'est long et c'est chiant cette première partie.  Je ne suis pas du genre à jeter l'éponge facilement... mais là j'étais vraiment prête à tout stopper tant c'était triste. Et le pire c'est que je suis venue déguisée, affublée d'une cape... Milie c'est bien pour toi que je la finirai cette course !

Au 5ème, nous entrons dans une zone plus verdoyante, et pavée. Enfin quelquechose d'intéressant. C'est à peu près là que j'ai arreté de bouder grâce à la bonne humeur de deux bénévoles qui servaient le ravitaillement (5.8km) et qui m'ont remis du baume au coeur. Très gentils, souriants, plaisantants. Le ravitaillement, très léger , est composé de quelques packs de Cristaline et de 3 morceaux de sucres. Encore une fois, dans quoi passe la somme demandée à l'inscription?  

Aprés ce ravitaillement , nous entamons un joli secteur pavé qui nous emmène dans la forêt. C'est plutot agréable, quoique très longiligne. Nous contournons un bois, et faisons une boucle qui nous ramène au ravitaillement du 5ème kilomètre, désormais transformé en kilomètre 9. Il ne reste plus qu'à repartir dans le village et passer la ligne d'arrivée. 

Le retour vers le village est le moment de la course que j'ai préféré, et notamment je dois saluer la mentalité sportive de nombre d'enfants qui prennaient plaisir à encourager haut et fort les coureurs, avec des petits dessins , en criant ou en tendant la main ! C'est agréable et surtout quand cela vient spontanément des enfants! Nous terminons la course, et croisons encore des voitures qui circulent le long des coureurs... Peu aprés, c'est l'heure de la photo souvenir, plutôt sympa et soignée ! Plus nous approchons de l'arrivée, plus nous sommes encouragés. 

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crédit photo: Album facebook de la Team Cosmopolitan / Red Bar Saint Omer

L'arrivée est sans extravagance, au lieu même du départ. Nous terminons en 1h01 ce qui n'est pas mal du tout, surtout quand on a pas du tout envie de courir . Un animateur surmotivé s'époumone à citer le nom de chaque coureuse passant la ligne d'arrivée! Merci pour votre énergie !
Plus loin, c'est exactement la même pagaille qu'au départ , nous devons nous empresser de retirer les puces électroniques de nos lacets pour ne pas "encombrer" le sas d'arrivée (pardon d'être là) et filer vers le ravitaillement final pour nous régénerer avec des morceaux de bananes et de poires car visiblement il n'y a rien d'autre. Sur le coté, une boite récoltant les dossards est installée en vue d'une loterie . Plus loin , le stand de l'association à laquelle sera reversée une infime partie des gros bénéfices de la course. 

En résumé, vous l'aurez compris, je suis très mitigée sur cette course.  Coté organisation ce n'est pas du tout au point, mais ce n'est que la 3ème édition et cela ne peut que s'améliorer, d'autant qu'il y a tout de même de bonnes choses de réalisées... pour le parcours, il y a un effort à faire sur les 5 premiers kilomètres en termes de sécurité (personne ne doit pouvoir circuler) , d'animation et tout simplement d'interet du parcours.  La seconde partie est vraiment bien , pavée et pleine de faux plats. Le 10km était baclé et je suis certaine que cela va s'améliorer pour les prochaines éditions. J'attribue en revanche, un très bon point pour les courses enfants, où chaque bambin est récompensé par une médaille et un gouter. Ces petits attentions font les passionnés de demain, et merci pour eux! 

Pour les grands, il faudra que l'organisation soit plus généreuse à l'avenir, SOIT sur le prix du dossard qui, compte tenu de l'abondance de sponsors,  n'est absolument pas justifié pour la prestation,.... SOIT sur une récompense qui apportera du baume au coeur à l'arrivée à TOUS les participants ET SURTOUT  un joli souvenir qui donne envie de revenir participer aux prochaines éditions de cette course en devenir... 

 

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29 septembre 2017

La course des terrils : les allumés

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La course des allumés des terrils c'est ma course préférée de l'année. Frontale vissée sur la tête , 1500 coureurs affluent au Château de la Princesse d'Aremberg situé à Raismes, tout prés de Valenciennes. Nous sommes au pied d'une ancienne mine de charbon, le soleil se couche et l'objectif se dresse à l'horizon : 2 beaux terrils bien hauts et bien noirs nous attendent dans la pénombre ... pour nous en faire voir de toutes les couleurs!!  Je vous raconte! 

Commençons , comme chaque revue de course par un feedback sur le retrait des dossards. La course des terrils fête cette année son 33eme anniversaire , et cela ne s'invente pas: tout est rodé! En arrivant sur le village de départ, tout est bien indiqué et bien fléché. On récupère d'abord son numéro de dossard en consultant les listes de coureurs affichés sur des tableaux. On circule bien dans cette zone, il n'y a pas de bouchons... et chose faite, il n'y a plus qu'à s'adresser au bon comptoir. Les dossards sont classés de 1 à 500, de 501 à 1000... ce qui rend le retrait encore plus rapide. En tout moins de 5 minutes, et nous sommes arrivés 45 minutes avant le départ, comme de coutume. 

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Aprés vérification de l'identité et du certificat médical, on nous remet une enveloppe, contenant le dossard et le ticket pour retirer le tee shirt souvenir. Pour les adeptes, le tee shirt c'est un objet de collection ! Cette année il est noir et cintré pour les femmes (les éditions précédentes il s'agissait de la gamme Run By Night de Kalenji, avec les couleurs flashy) et orange fluo pour les hommes. Le partenaire sportif principal c'est Decathlon, et son stand nous attend sur le village avec ses prix préférentiels sur les articles runnings (frontales, vetements de trail..) ET sa roue traditionnelle : chaque détenteur de dossard peut tourner la roue, et tenter de remporter une réduction allant de 5€ à 15€. Et on a gagné le gros lot! 
Autre point important d'un village de départ: les pipi's rooms. Il y en a partout de chaque coté du village et en nombre suffisant. 

La course des allumés est une course nocturne , festive et chronométrée . Chaque année, quelques coureurs se déguisent,  et une fois n'est pas coutume, je n'ai pas pu résister à l'appel de la joie de vivre,  et j'ai entrainé dans ma folie mon cher Sébastien ! Bonnie and Clyde version cape et loup sont de la partie! Ok nous ressemblons aussi à un couple de sado maso... ON SAIT! 

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Vers 18h45 les coureurs s'amassent vers la ligne de départ, située proche de la base de loisirs. Plusieurs vagues de départ sont prévues et c'est tant mieux. Le flow de coureurs à toujours du mal à se désépaissir et cela forme des bouchons aux abords des obstacles et des chemins de foret. 

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A 19h la première vague s'élance. Nous sommes dans la seconde, qui part 5 minutes plus tard. Et c'est la fête! De nombreuses familles viennent applaudir le départ, certains munis de klaxons font du bruit, les gens applaudissent... c'est trés convivial et chaleureux. Nous entrons dans la foret au 1er kilométre, et petit à petit le mode trail se met en place. On se suit, on s'entraide en prévenant des obstacles "boue", "caillou", "trou", ...

Enfin, le moment tant attendu arrive. Nous voilà arrivés au pied du monstre. Pourtant, il ne paye pas de mine ce terril ... enfin, à première vue. C'est vrai qu'il à l'air abordable, surtout si on s'arrete pour prendre le temps de voir la foule de coureurs qui partent vaillament à l'abordage.  

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Détrompez vous. Il y a un truc à savoir avant de commencer l'ascension. De quel coté monter. La majorité des coureurs suivent le flow. L'idéal c'est de passer sur les cotés. Plus haut il y a des rainures qui permettent de mieux s'accrocher à la pente. C'est presque de l'escalade à certains endroits... et à vrai dire, on se courbe très vite... je dirais qu'un coureur moyen tient 30sec en état normal , puis s'accroupit, met les mains aux sols, pense à ses grands-parents / arrières grands parents mineurs ,  se salit , et termine à 4 pattes en maudissant ses poumons et ses cuisses. 

Chacun vit l'expérience à sa manière, mais peu font les malins au milieu du terril. Une fois engagé, il est presque impossible de redescendre et la foule qui arrive derrière fait que l'on avance toujours. Pour profiter du spectacle il vaut mieux s'arrêter en haut, et récupérer avant de reprendre. Voici quelques photos du spectacle des loupiotes qui grimpent : 

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T'inquiète c'est roulant  !  

Le souffle retrouvé , il faut poursuivre l'effort, car il nous reste encore près de 7 kilomètres à parcourir, et aprés la montée du 1er terril, arrive la descente !  Et c'est là qu'il faut se méfier des trous, à peine éclairés par les frontales, les pierres qui roulent et autres aléas du trail. On est vite emportés dans le flux de coureurs, et je ne saurais que conseiller de ralentir pour éviter les blessures. En bas du terril, grosse ambiance grace au public venu soutenir les coureurs! Entre le 1er et le 2ème terril c'est un parcours nature, dans la foret , avec les montées, descentes, terrains variables,et pas mal de boue ... pour mon plus grand plaisir. Nous passons également le long du chevalement. Le chevalement, c'est en quelque sorte l'ascenseur qui permettait aux mineurs de descendre dans la mine à l'époque. Aujourd'hui il ne reste que les imposantes structures métalliques, et celui ci est éclairé. Avec la pénombre et le 1er quartier de lune, impossible de ne pas admirer le tableau. Et voilà encore un arrêt "tourisme" pour ma part. 

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Le 2éme terril arrive au 5ème kilomètre. On se dit qu'il ne sera pas pire que le premier. Il est juste différent, plus haut, et nous ne l'abordons pas de la même facon. Nous empruntons cette fois le sentier de randonnée , l'ascension sera donc progressive. Il n'y a pas trop de bouchons de ce coté là (lors des précédentes éditions on se suivait à la queue-leu-leu ). Par contre qu'est ce que ça grimpe, et ça n'en fini plus! L'effort ici, c'est l'endurance, de la vraie course en montée. La fin est difficile, beaucoup (moi même) marchons. Nous n'atteignons pas le sommet du terril, nous contournons et redescendons directement. 

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La dernière partie de la course ce sont de longues lignes droites, d'abord sur un chemin pavé, typique du nord. Il faut trouver ces appuis sur ce type de terrain très instable, et de bonnes chaussures de trail aident à l'effort. Ensuite, il s'agit d'un chemin type sentier et bien entendu on passe de nombreuses zones boueuses. J'ai senti des ailes pousser sous ma cape de Superwoman à ce moment là, j'ai accèléré sans m'en apercevoir à un moment où tout le monde semblait ralentir. Est ce l'éclairage à la frontale? Est ce le fait de dépasser sans cesse les autres coureurs? Est ce la fraicheur de la foret à ce moment? Toujours est il que j'ai gardé une super cadence que j'ai tenu pendant presque 2.5km jusque l'arrivée, avec une petite baisse de régime à un moment donné, mais Séb m'a relancée. 

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L'arrivée enfin ! Elle se situe face au Château de la Princesse d'Aremberg, et sous les applaudissements. C'est la fête sous le portique, l'animateur s'apprete à récompenser les vainqueurs masculins et les championnes , il y a de la musique qui donne envie de danser . La façade du chateau est illuminée par des couleurs changeantes. 

Le ravitaillement! Chaque année il y a foule, chaque année on s'y précipite et chaque année on y est acceuillis avec le sourire . Le ravitaillement est bien garni, sucré et salé, il y a de tout pour bien récupérer. Des robinets sont installés à proximité et des gobelets sont distribués aux coureurs pour aller se servir directement. 

Enfin, dernière tradition de la course des allumés des terrils: La soupe à l'oignon!! C'est la partie 2 du ravitaillement, la soupe est généreusement offerte aux coureurs, et croyez moi, la nuit venue et aprés un trail de 9km c'est super réconfortant et délicieux! Pour les plus affamés, on trouve aussi sur le village food truck , buvette , friterie... bref tout est pensé pour fêter la course avec sa petite tribu. 

La fête de la course des allumés s'arrête là, mais reprend le dimanche matin avec les courses diurnes, et notamment avec les courses de 3km (La Familiale), de 9km (la Furtive), de 16km (l'Authentique), de 25km (La sauvage) , une randonnée et même une course pour les Petits Quinquins (les enfants). 

J'espère vous avoir convaincu de l'interet et de l'ambiance festive de cette belle course à pied de la région Hauts de France, et si vous en voulez encore, voici une très belle vidéo réalisée il y a 2 ans, et qui reflète tout à fait l'ambiance! 

 

28 septembre 2017

URBAN TRAIL DE VALENCIENNES : ce que vous avez raté!

Je connaissais déjà l’Urban Trail grâce à celui d’Arras qui s’était déroulé en mars. Le concept est génial pour se mettre à la course à pied : on chausse ses baskets et c’est parti dans la joie et la bonne humeur pour une course mêlant course urbaine et trail dans les rues et monuments emblématiques de la ville. 10 kilomètres au total, sans chronomètre aux trousses. Parfait pour les débutants et ceux qui cherchent avant tout à s’amuser en courant.

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En tant que Valenciennoise, c’était impossible de rater cette édition, en plein week end des Journées du Patrimoine. Et il y a beaucoup à voir, à savoir et à découvrir sur cette ville longtemps dénigrée, qui connaît aujourd’hui un souffle de renouveau. L’Athènes du Nord la nomme t’on en référence à ses innombrables et célèbres artistes… et croyez moi, même en connaissant la ville sur le bout des doigts j’ai encore découvert de nouveaux endroits! Voici la revue.

Le retrait des dossards avait lieu dans le coeur commercial de la ville, le centre place d’Armes. C’est ici que contre le certificat médical on nous remettait rapidement dossard, tee shirt souvenir , et une lampe frontale. 

Le départ avait lieu sur la belle place principale de la ville, la Place d’Armes, au pied du Beffroi de Valenciennes. Au départ pour m'accompagner "Maman Warrior" et "Wonder Seb". La dream Team.

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Plusieurs vagues de départ étaient programmées 19h , 19h10 , 19h15 . Même si la première vague a eu du mal à se chauffer et faire démarrer l’ambiance de fête, la vague numéro 2 à rattrapé son retard… Merci d’ailleurs au coach qui nous a fait un sexy training et qui à littéralement mis le feu à la foule ! 

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crédit photo: Album facebook de Maxime Delobel

“Il ne faut pas seulement le regarder mesdames, vous devez faire comme lui”!

C’était survolté, tout pour être dans d’excellentes conditions de départ !

Nous sommes partis de la place d’Armes, et rapidement nous avons pris le chemin du quartier Saint Géry, un quartier rempli d’anciennes demeures, de la vieille pierre…  après une première boucle nous contournons la bibliothèque et entrons dans la cour du Conservatoire de musique. Nous prenons la direction de la sous préfecture , nous passons dans l’entrée et dans le jardin. Il y a de la musique tous les 500m, c'est très agréable. Le parcours nous porte ensuite vers une zone de vestiges,  l'Ecluse des repenties et le Parc de la Citadelle (Vauban encore) , pas très populaire car assez excentrée, mais que la course a su mettre en valeur . Les organisateurs y avaient lâché un cracheur de feu et dans ce décor, ca en jetait !

Puis le côté trail a enfin commencé. Il fallait de là remonter sur le pont (Villard) sur lequel attendait une file d’automobilistes un peu agacés…  puis le pont traversé il fallait en redescendre,  sur l’autre rive, puis ensuite remonter la "digue" à la corde. Un bon entraînement en vue de la course des terrils.

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 Crédit photo: https://joggingclublicquois.fr album urban trail de Valenciennes

Nous continuons pour atteindre le Lycée de l’Escaut et son architecture navale, puis longer encore le canal jusqu’à arriver sur le port de plaisance où nous faisons la boucle. Nous continuons, repassons un énième pont, la gare… continuons la course qui nous emmène dans les jeux pour enfants… du Mc Donalds. Plutôt original, et la grande gamine que je suis n’a pas pu résister …

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 Nous nous dirigeons ensuite vers un quartier assez fréquenté de Valenciennes, le pole universitaire des Tertiales, et aprés quelques étages nous atteignons la porte de la Bibliothèque Universitaire! J’étais ravie d’y revenir, j’y ai plein de bons souvenirs d’étudiante! Puis nous redescendons les marches, et empruntons une ruelle sombre qui nous donne accès à un monument emblématique de Valenciennes, longtemps méconnu .. l'Hôtel ou hôpital du Hainaut. Un bâtiment datant du XVIIIème siècle, dont la construction fut ordonnée par Louis XV afin d’y recueillir tous les déshérités du secteur. Un bâtiment grandiose, de l’architecte Pierre Contant d'Ivry, a qui l'on doit également l’église de La Madeleine à Paris, ou de la cathédrale d’Arras . Ce bâtiment, c’est un château à l’intérieur de la ville, il est actuellement en cours de réhabilitation et accueillera un palace 4 étoiles en 2018 ainsi que de nombreux lieux de vie. Chargé d’histoire, nous y entrons par la cour arrière , ou un groupe de rock nous enjoue au son des guitares. Les lumières du jardin et la nuit donnent une atmosphère particulière à cette visite sportive.

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crédit photo: Album facebook de Maxime Delobel

Nous entrons dans le bâtiment, dans le hall principal et en ressortons presque aussitôt . Nous traversons quelques rues et sans nous en rendre compte nous voilà revenus dans la caserne militaire Damien ! Je dis revenus , car tous les Valenciennois y sont passés un jour , pour la journée JAPD ou autre…. Assez austère, la traversée du bâtiment est juste parfaite pour nous faire chauffer les quadriceps avec ses innombrables escaliers… au sortir, dans la cour de la caserne un orchestre militaire nous joue la sérénade … et leurs notes nous portent dans l’agence d’un partenaire de la course, la mutuelle APREVA, qui pour l’occasion à mis des ballons roses partout! 

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" Garde à vous! "

Le parcours nous porte ensuite vers le musée de la Ville, qui malheureusement n’est pas ouvert pour la traversée… mais au vue des magnifiques oeuvres qui y sont exposées, il est aisé d’en comprendre les motivations.  Nous passons derrière le musée, sur l’endroit où se déroule le marché de la ville, et passons les quelques ruines et les pavés de la place. Un obstacle est installé et nous devons passer sous le filet. C’est interminable ce truc!  Nous contournons le kiosque ou une chanteuse entonne quelques mélodies et encourage les coureurs entre 2 prestations.

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(promis, j'arrete les poses de mannequin potiche au prochain article)

Enfin, les derniers kilomètres approchent...et nous partons vers le parc de la Rhonelle , un parc assez connu des runners de la ville… il est ce soir éclairé par des petites lanternes et nous empruntons les sentiers perdus...et notamment des escaliers aux marches difformes . Le temps est enfin venu de regagner le centre ville par la Rue Abel de Pujol , qui est la rue la plus ancienne de la ville (il y a encore de nombreux vestiges médiévaux dans cette rue). Nous arrivons derrière l’église Notre Dame du Saint Cordon, un bel édifice, auréolé d’une jolie légende, mais qui tombe désespérément en ruines… les odeurs des restaurants nous mettent en appétit dans la rue… et nous entrons dans l’un des établissements , le Bar à Lire, que nous traversons. Un grand merci à ses sympathiques propriétaires de nous laisser traverser ce tout petit établissement, très chaleureux.

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Le dernier kilomètre nous fait entrer par le côté du centre commercial Place d’Armes, que nous traversons par son artère principale de façon à ressortir directement sur la place d’Armes... le lieu du départ! Nous y croisons le photographe Cyril et c'est parti pour une petite pause en moon walk, juste pour le fun. 

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Crédit photo: album Flickr US Valenciennes Athlétisme de Cyril 

Nous sortons du centre commercial et arrivons devant le fameux, l’unique ,le "toujours-là" des belles courses, je parle du car podium La voix du Nord. Nous nous arrêtons. Perplexes sommes nous arrivés?? Il n’y a rien qui indique l’arrivée pourtant et d'autres coureurs comme nous semblent s’interroger! 
“Par ici” nous crie un bénévole en nous montrant l’entrée d'un bus, que nous devons en fait traverser. Ah les joies de l'Urban Trail ! Encore des marches à monter , on a mal! Nous en ressortons et passons dans un bar , le Boston Company . Et là , j'ai la joie d'y trouver mes copains venus nous encourager!

Nous sommes aussi passés dans la mairie, mais ma mémoire ne me permet pas de vous dire à quel moment. Un photographe a juste eu le temps d'immortaliser la guingette qui y était installée où Wonder Seb m'a fait danser! 

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crédit photo: Antoine Lukaszewski sur facebook

Juste le temps de faire la boucle par le bar, et nous reprenons le chemin de l’arrivée officielle, belle et bien située devant le car podium! Et là c’est bien fini ! Il ne reste plus qu'à attendre maman Warrior qui termine peu aprés nous. A l’arrivée c’est la fête, le ravitaillement bien garni nous offre de quoi nous nourrir, tant en salé qu’en sucré . Un jeton est remis à chaque participant afin de profiter d’une boisson dans l’un des bars partenaires situé sur la place.

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Wonder Seb et Marie BigBoobs à l'arrivée

 

En résumé, une redécouverte nocturne de la belle Valenciennes à la tombée de la nuit qui met en exergue toute sa richesse historique et culturelle. La musique était présente sur l’intégralité du parcours et les valenciennois étaient en mode festif et chaleureux ce soir là! Une magnifique soirée, et un beau concept de course, que j’espère renouveler avec les prochaines éditions qui se dérouleront à Beauvais et à Compiègne !

 

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14 septembre 2017

La Parisienne 2017

Whouaaou ! C'est ce que j'ai dit pendant tout le week end, au pied de la Tour Eiffel! Ceux qui me suivent sur Instagram ont pu le constater grace à la story . La Parisienne c'est un événement riche en émotions, en cadeaux, en photos, en souvenirs , une course qui envoie du fun à gogo, dans un décor de rêve ... bref une course incontournable à partir de maintenant! 

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J'ai pourtant longtemps hésité à la faire , trouvant le prix trop élevé pour une course de moins de 10 kilomètres. Du coup j'y accompagnais en tant que supportrice ma coureuse de warrior de maman ... et cette année je me suis jetée à l'eau, à ses cotés .
Verdict : JE ME TROMPAIS sur toute la ligne , car la Parisienne c'est : 

  • Une course 100% nana

Mince, ronde, sportive débutante ou confirmée, passionnée ou juste venue pour essayer... la course de La Parisienne c'est un événement 100% filles ! Le parcours de 7 km dans les rues les plus emblématiques de la capitale est accessible à tous les niveaux de coureuses et permet en début de saison de mettre le pied à l'étrier pour vraiment se mettre au sport pour l'automne. Derrière les barriéres de la course ... on retrouve les hommes qui nous applaudissent! Ca fait du bien, ca change ! Et c'est beau de voir autant de femmes heureuses et réunies par le sport ! 

  • Un village de départ façon "Festival"  aux couleurs des Caraibes 

Les 3 jours précédant la course, un village d'animation est installé sur le Champ de Mars, face à une sacrée parisienne, la Tour Eiffel. On s'y sent comme sur un festival de musique, l'ambiance est similaire. C'est sur ce village que l'on vient récupérer le dossard et le sac souvenir, vraiment bien garni: il se compose d'un tee shirt et de produits à tester.

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Sur ce village on trouve tous les stands des partenaires de la course qui proposent de nombreuses animations, des photoboots, des cadeaux, des dégustations, des tests, et même des massages et des brushings!! Conseils nutritions, conseils beauté, ligue contre le cancer... ces nombreux stands permettent aux participantes et leur famille de venir passer un moment agréable.

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Au milieu du village, c'est un parquet qui est installé et selon un programme diverses animations sportives sont proposées: streching, renforcement musculaire, cours de raggaeton ... bref il y en a pour tous les gouts et pour toutes les femmes! Il y a 2 ans, j'ai assité à un cours de danse dispensé par Fauve Hautot. Rien que ça ! 

On croise aussi des dresseurs de perroquets, la fédération carnaval tropical et ses magnifiques miss ... 

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  • Des cadeaux à gogo ! 

Je vous parlais d'un sac souvenir bien garni, mais ce n'est pas tout. A chaque stand partenaire, tout est pensé pour faire plaisir aux femmes: on en ressort avec de nombreux cadeaux, des échantillons de produits de beauté, des bijoux . Tout ce que l'on aime! 

A l'entrée du village le stand Liérac qui fait un tabac , il faut patienter pour tourner la roue et remporter un produit Lierac . J'ai gagné un joli sautoir :)

A coté, c'est le stand Eona, une marque connue des kiné, puisqu'il s'agit des huiles de massages utilisées dans les cabinets. Eona propose une gamme complète d'huiles essentielles pour nous permettre de nous chouchouter avant et aprés l'effort. Pour les plus patientes, il est possible d'obtenir un massage. Pour les plus préssées, le personnel remet généreusement des échantillons. 

A coté de la scéne a Boulangère nous rappelle que "Le meilleur temps est celui que l'on prend pour soi" et nous offre des dégustations de recettes originales aprés avoir fait une petite photo souvenir . 

Plus loin c'est la Smart Como qui attire les regards avec ses couleurs aux couleurs de la course: l'animation est un photoboot qui permet de remporter des lots. Quel fou rire ! Si vous voulez savoir allez sur Instagram et likez la photo !

Bref, de nombreux stands à tester et on repart rarement les mains vides... voici un petit best of des photoboots que l'on a fait et des cadeaux :) 

  • La course : Un parcours majestueux 

Le Champ de Mars , La Tour Eiffel , le parcours, tout Paris est au pied des participantes et c'est juste un magnifique hommage à la femme qui est rendu au travers de cette course. Aprés un échauffement collectif et aprés avoir passé le sas de départ selon l'heure qui est indiquée sur un petit bracelet lié au dossard, nous longeons la Tour Eiffel afin de nous présenter au départ sur le pont d'Iéna, face au Trocadéro. C'est parti pour une demi heure d'attente , car les départs sont donnés par vague, et il faut patienter entre chaque. Sur la ligne de départ l'ambiance est tropicale ! Nathalie Simon et Laura Flessel font monter l'ambiance, un groupe de percussions et de danseurs organise un échauffement collectif... 

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Soudain le compte à rebours est lancé , 5, 4 , 3, 2, 1 et c'est parti pour 7 km de joie et de bonne humeur!! Depuis le Trocadéro nous longeons les quais de Seine et passons le long du Palais de Tokyo puis nous plongeons sous le pont de l'Alma. C'est sous ce pont que se cache le 1er kilométre. Pour ma part, j'ai décidé que cette course serait une grosse fiesta, et comme j'accompagne ma runneuse de mère j'ai tout le temps de faire la folle ! A vrai dire j'ai autant couru que dansé sur le parcours.
Nous poursuivons le long des quais de seine jusqu'à arriver devant le Grand Palais. Plus que 5 kilomètres... très vite nous atteignons les Champ Elysées et c'est parti pour une première séance photo avec l'Arc de Triomphe en arrière plan. Cela me rappelle de magnifiques souvenirs de départ de marathon !

Place de la Concorde nous reprenons la route vers le pont Alexandre III, comme le 3eme kilométre que nous venons de passer. Nous sommes face au dome des Invalides et c'est aussi le moment 100% girly avec les photographes qui ne perdent pas une miette des 28419 coureuses. Nous sommes au 4eme kilomètre. C'est aussi l'heure du ravitaillement : imaginez Paris et les cocotiers, et bien le ravitaillement c'était ça , à la façon des courses parisiennes, avec des stands longs, des bénévoles souriants et sympas, et des poubelles !!  

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crédit photo: http://www.la-parisienne.net/portfolios/parisienne-10-09-2017


Aprés ce passage, nous retrouvons les berges de Seine.  Presque tous les 300 m de course, des groupes ambiancent la course avec de la musique et des percussions. C'est de la folie douce, on s'amuse beaucoup ! Je suis sure que personne ne voit passer les kilométres dans ces conditions , d'ailleurs le 5ème kilométre est presque invisible! C'est un plaisir que de courir dans ce musée à ciel ouvert !

La Tour Eiffel réapparait petit à petit , et nous arrivons au pont d'Ièna où se situe le Parisienne Club, où "le dossard et les baskets sont exigés". Le tunnel est convertit en club , avec lumière, un DJ, une machine à fumée ... Bref le gros délire pour décompresser au 6ème kilomètre et tout donner jusqu'à la ligne d'arrivée! Nous avons juste le temps de contourner la tour Eiffel, et nous voici presque face à l'arrivée !!  

  • Une médaille magnifique

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Je vous parlais de cadeaux. Outre le fait d'être gatée au moment de la remise du dossard avec le sac souvenir, et sur le village par les partenaire, l'arrivée c'est à proprement parler un florilège de récompenses... un tote bag contenant le Graal : La MEDAILLE. Typique de la course, elle est toujours très élégante et soignée, mais celle ci est vraiment particulière . MA-GNI-FIQUE !
On nous remet également un ravitaillement (pain au chocolat et eau), ainsi qu'une rose . Enfin, juste avant de quitter la zone d'arrivée et de rejoindre le village , une dernière animation pour les courageuses : on nous remet à chacune un collier de fleurs pour rester dans l'ambiance Caraibes.

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Là c'est le Champ de Mars qui se transforme en studio photo souvenir, chacun y va de son selfie-médaillé , le sourire jusqu'au oreilles, la Grande Dame de Fer en arrière plan.

  • De beaux souvenirs,  beaucoup d'émotion et de fierté

Note personnelle sur ce moment marquant : L'arrivée!
Quelle émotion ! J'ai décidé à ce moment de faire un live sur facebook ... et je me souviendrai longtemps de l'arrivée de la parisienne 2017! Un grand jour pour ma warrior de maman qui a réussi à boucler sa course , une de ses préférées et qui lui tenait tant à coeur. Surtout cette année.  La parisienne c'est l'événement de l'année... et quand on se bat une partie de l'année, que l'on surmonte une opération qui coupe le souffle et vous empêche de bouger... réussir à etre suffisament d'aplomb pour courir 7km aprés avoir mis KO un cancer quelques mois avant c'est juste génialissime ! Elle s'est entrainé comme elle pouvait, quand elle le pouvait. C'était difficile, parfois déprimant, mais elle s'est accrochée , et elle a pris le départ et en alternant marche et course.
Et elle termine ce challenge dans la joie en 1h01, un temps parfait car il laisse une petite minute comme cible d'amélioration pour l'édition suivante! Et c'est normal que les larmes aient coulé à l'arrivée, même si j'avoue que je ne les ai pas vues arriver!
Encore bravo à toi Maman, et bravo à toutes les ninjas qui se battent au quotidien contre la maladie !
Trop fière de vous les filles (petite pensée à une autre superhéroine qui se reconnaitra)!

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  • Une envie de recommencer 

Vous l'aurez compris, la Parisienne c'est un week end de fête, où l'on est gatées tout en prenant soin de soi . On se fait du bien, au corps, et à l'esprit. C'est une intraveineuse de fun, de joie de vivre, de quoi recharger les batteries et repartir avec le sourire, le tout dans une des plus belles villes du monde!
Une course qui va devenir un incontournable dans mon calendrier, j'ai deja hâte de connaitre le thème de l'année prochaine, et si cela est possible,  de partager cette fête avec le plus de "runneuz" possibles!
Alors les filles, prêtes à vous inscrire? 

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05 septembre 2017

Semi marathon de la Bradery 2017 !

Le semi marathon de Lille 2017 restera à jamais gravé dans les mémoires: parce que c'est un semi marathon qui renait, parce que c'était la surprise de la rentrée , parce qu'il à fait mal physiquement et moralement ... et parce qu'on était tous contents de franchir la ligne d'arrivée ! 

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crédit photo: La voix du Nord édition du dimanche 2 septembre 2017

En tant que Lilloise, je me devais de participer au semi marathon de Lille cette année. C'est la course d'ouverture de la grande Braderie de Lille chaque 1er week end de septembre, un véritable week end de fête. Privés de Braderie en 2016, grand drame pour nous autres lillois, le semi marathon avait également été annulé pour des raisons de sécurité qui ne sont plus à présenter. On l'attendait avec impatience, peut etre trop... et c'est bien connu il ne faut s'attendre à rien pour ne pas être déçu . 

Je ne ferai pas une revue de course classique cette fois ci. Chacun y va de son avis sur internet, et je suis peinée de lire de mauvais commentaires sur la course, souvent écrits par ceux qui se complaisent en comparant à AVANT. C'est tout simplement du changement que nous ont proposé les organisateurs, le changement, ce truc que tout le monde veut et qui est mal assumé.

Aujourd'hui , j'ai simplement envie de vous dire pourquoi le semi marathon de Lille 2017 était une course génialissime , qui n'a laissé aucun des 7000 partants indifférents : 

1. Le renouveau du semi-marathon de Lille 

Le changement.. c'était samedi matin à 9h, heure du départ ! Parce qu'il fallait maintenir ce moment de fête en maitrisant la sécurité de la course. Depuis de nombreuses années, le semi marathon de la braderie de Lille débutait sur le Boulevard de la Liberté, un long boulevard d'un kilomètre, qui donnait sur un autre long boulevard, puis sur un autre. Une monotonie certaine. AVANT.  Le départ était donné à 9h... tout comme samedi.

AVANT c'était le gros bordel au départ, bousculades, piétinements, allure irrégulière, bradeurs et commercants qui avaient du mal à s'écarter pour laisser passer le départ de la course... bref AVANT tout était réuni pour se cramer dès le départ. Et il était long ce boulevard. L'avantage c'est que nous étions d'emblée plongés dans l'ambiance de braderie de la ville... mais les coureurs terminant aprés 1h30 de course avaient du mal à arriver tranquillement jusqu'à la ligne d'arrivée, tantôt dérangés par les bradeurs, tantôt par les odeurs de kebab pas frais, tantôt par les visiteurs de la braderie qui traversaient les rues sans prendre garde aux coureurs. Je précise que ce bonheur indescriptible intervenait surtout sur les 2 derniers kilomètres de course,  quand on en avait dejà 19 dans les baskets, et qu'à ce moment précis c'est très énervant d'être dérangé.  

Cette année... toujours un long boulevard, tout droit.. mais plus drôle : avec des mini tunnels et des spectateurs qui nous encouragent à chaque pont. Avec la même animation qu'AVANT au départ sans brocanteurs ni badauds dans nos baskets. Avec des montées et des descentes. Dès le début oui. Avec 2*2 voies rien que pour les 7000 coureurs au départ... qui JAMAIS ne se sont piétinés . Pas un bouchon. Le coup de départ, c'était vraiment pour courir. Et comme AVANT, Martine était là pour nous faire coucou. 

2. Sortir de sa zone de confort

AVANT, le semi marathon de Lille c'était le semi marathon le plus plat de France, et celui sur lequel on pouvait aisément faire péter le chrono. Et ce n'est pas Ezekiel Chebii qui dira le contraire aprés avoir battu le record en 59'05min en 2012... je m'y vois encore il arrivait que je n'avais pas encore bouclé 10km. C'est vous dire . 

L'édition 2017, à elle fait sortir tout le monde de sa zone de confort ! Et cela dès le départ que l'on a pris en descente puis en remontée avec le passage d'un mini tunnel, puis 2, puis 3 ... le parcours était valonné. Au total c'est une course présentant un dénivelé irrégulier de 100 m environ . Pas très plat, voyez vous ? 

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Il fallait s'en sortir de ces mini tunnels, et de ces faux plats interminables (jusqu'à 500m avant l'arrivée pour les faux plats). Et donc avoir de l'intelligence pour bien gérer sa course et en garder sous la semelle, ainsi que de la technique pour gérer les innombrables remontées . Un parcours un peu plus drôle en somme :) 

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C'est aussi une course où le mental était important : d'une part , car le parcours était linéaire, on suivait le grand boulevard partant de Lille / La Madeleine vers Tourcoing pendant presque 9 kilométres. A partir du 15ème kilomètre le parcours nous faisait revenir sur nos pas pour prendre la direction de Roubaix, pour former un Y , celui de "Brader'Y". Repartir sur ses pas c'était vraiment difficile, cela nous pousse dans nos retranchements et fait appel à notre volonté profonde . J'ai moi même craqué à ce moment , physiquement : j'ai commencé a avoir des douleurs, qui ont disparu un peu aprés le 17ème kilométre pile au moment où nous repartions vers Lille. A ce moment , je courrais à une allure de 6'42 min au kilomètre alors que je cours à 5.55' habituellement. Ce passage était vraiment difficile. Et pour les 4 derniers kilomètres il fallait s'accrocher à son courage, et ne surtout pas lacher en montée. Petit rappel de l'article sur comment courir en montée qui aurait bien été utile à de nombreux participants. 

3. Une sécurité en béton armé

Et c'est peu dire. Cette année au programme, il y avait un petit village de départ situé prés d'un des plus jolis parc de Lille, le Parc des Géants. A l'entrée du village sur lequel se tenait le stand de chaque partenaire de la course, il y avait une fouille de chaque visiteur. Puis pour les coureurs un second controle au moment d'acceder au sas de départ.

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Aucune voiture ne pouvait circuler, le périmétre de la course avait été grillagé au départ, et les bénévoles et agents de sécurité ont vraiment bien encadré le parcours et contribué à une sécurité optimale. De quoi rassurer les coureurs tout au long du parcours, il faut le souligner. 

4. Les ravitaillements 

3 pendant la course chaque 5 kimométres. Rien d'extravagant, juste ce qu'il faut, et bien organisé pour fluidifier la course au maximum . Les ravitaillements étaient repérables grace aux petits chapiteaux. Sur place de l'eau en bouteille AVEC bouchon, ce qui n'est pas toujours le cas , et des fruits frais ou secs. Il ne manquait que quelques poubelles 20m et 50 m aprés le ravitaillement, un peu à la méthode du marathon de paris , afin que les coureurs puissent jeter dans les poubelles plutot que sur la chaussée.
A l'arrivée, un ravitaillement plus conséquent attendait les coureurs, bien situé à 100 m de l'arrivée, de facon à ne pas encombrer la zone d'arrivée. 

5. La médaille à l'arrivée

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La petite surprise de fin de course pour en garder un joli souvenir! Chaque coureur a été récompensé à l'arrivée par une médaille en forme de Y, qui représente le parcours du semi de la Braderie, devenue BRADER'Y pour l'occasion. Un petit souvenir, bienvenu et honnête pour le prix du dossard qui était un peu élevé ... normalement on compte 1€ du kilométre, ici 1.4€ . 
Une médaille soignée, bien plus qu'AVANT ... comme en 2012 où nous avions été récompensés d'une médaille sans cordon, juste remise dans un sachet plastique et peu travaillée esthétiquement. 

6. Le beau temps

Les conditions étaient idéales ce samedi pour bien courir, et heuresement. Aprés une petite bruine légére avant le départ, qui a laissé la chaussé un peu glissante par endroit, le soleil est apparu pour faire rougir les joues des participants: nous aurons bonne mine pendant quelques jours !
La température au départ était de 13 degrés, juste parfaite pour l'épreuve qui s'est par la suite avérée difficile d'un point de vue technique. Nous aurions pu courir sous la pluie battante aprés tout ...

7. Les supporters, la joie, la bonne humeur ! 

Enfin, quoi de mieux que d'être encouragés? Tout au long du parcours, qui je le rapelle se déroulait en dehors de Lille, dans les villes de La madeleine, Marcq en Baroeul, Wasquehal et Tourcoing de nombreux habitants étaient massés sur les barrières du Grand Boulevard, sur le bord de la course, d'autres animaient le parcours en transformant leur demeure en discothèque, les familles, les enfants encourageaient les coureurs. Bref chacun y a mis son petit grain de bonne humeur, d'encouragement, de déguisements, d'applaudissements... et ce sont toutes ces petites marques d'enthousiasme, d'encouragements, qui ont portés les 4511 finishers jusqu'à la ligne d'arrivée ! Merci à tous, et bien entendu merci aux organisateurs qui ont pris le risque d'une nouvelle formule et aux bénévoles sans qui il n'y aurait rien eu du tout. 

Alors non, on ne trouve pas de bons échos ou de bonnes notes de la nouvelle formule des courses de la Bradery, certes le prix du dossard était un peu élevé, mais il faut relativiser, ce n'était pas parfait mais loin d'être la catastrophe décriée ici et là. Le parcours n'était pas plus monotone qu'AVANT, il était plus difficile, plus technique que ce que l'on connaissait deja , et ce parcours a poussé les vrais coureurs à une vraie performance. Un semi marathon authentique, pas un exercice touristique. C'est un nouveau parcours qui nous a tous surpris, qui était difficile comme en atteste les 2500 abandons. La chaussée était parfois glissante et cela fait partie des aléas de la course à pied. L'organisation de la course , le balisage était bien plus abouti que lors des éditions précédentes, les remises de dossard et la médaille souvenir aussi et il ne faut pas oublier le contexte dans lequel la métropole lilloise a décidé d'organiser cet événement. 

Pour terminer, je tenais à féliciter tous les nouveaux semi marathoniens qui ont eu le courage de se lancer dans l'aventure d'une course de 21km ce samedi. Une course inédite, inhabituelle et surprenante. Ce semi marathon est de loin l'un des plus difficiles qu'il m'ait été donné de faire, techniquement, et moralement. C'était une course où l'endurance était de mise, un excellent exercice qui j'espère vous aura enthousiasmé et renforcé pour d'autres aventures . Ne lachez rien ! 

Et en prime, quelques photos de Lille: 

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